mardi 20 décembre 2011

L'importance de recycler ou les dangers d'opter pour le biodégradable

Le 7 novembre dernier, je vous parlais de la boutique Cascades et de ses produits. Une lectrice me répondait que :

" Recycler du plastique coûte cher (en énergie) et pollue plus que d'en fabriquer du neuf.

Je ne parle même pas du papier recyclé!(Consommation d'eau, d'énergie de bois, de minéraux...) (...) Personnellement je pense que la solution est d'encourager la fabrication de produits biodégradables et non le recyclage."
Je n'ai pas répondu plus tôt car je souhaitais prendre le temps de "bien" le faire.

Cette personne a effectivement raison quand elle dit que le recyclage est polluant et coûteux, c'est pourquoi il est essentiel de RÉDUIRE notre consommation de biens, particulièrement non-durables. J’entends par là qu’il vaut mieux investir pour des biens qui dureront plus longtemps que d’acheter souvent des biens qui vont facilement s’user ou se briser. "Acheter moins mais mieux".

Mais dire que recycler est plus polluant que de fabriquer du neuf est totalement faux. Non seulement en recyclant il y a une part du travail de "création" du produit qui n'est pas à faire (ex : l'aluminium ne "pousse" pas dans la nature... il faut extraire la bauxite, la transformer... lorsqu'on recycle l'aluminium, on n'a "qu'à" le faire fondre... même histoire avec le plastique, fait à base de pétrole) , mais en plus, en recyclant on préserve la matière première.

Ainsi, recycler le pastique utilise 40 % moins d'énergie et 10 fois moins d'eau que d’en fabriquer du neuf. Une tonne de plastique recyclé représente une sauvegarde de 900 litres ou 800 kg de pétrole brut. L’aluminium recyclé utilise 95 % moins d’énergie, le verre 30%. Les métaux et le verre peuvent être recyclés à l'infini. Etc. !

Un autre point dans la réponse de la personne : je ne suis pas d'accord avec le fait de privilégier des articles biodégradables, au détriment du recyclage, et ce, pour quatre raisons :

1. Les articles "biodégradables" ne peuvent se décomposer qu'en présence d'air. Or, dans nos dépotoirs au Québec, ils sont enfouis alors ils ne peuvent se dégrader de toute manière (éventuellement lorsqu'on mettre en place la biométhanisation des déchets peut-être pourrons-nous envisager un meilleur avenir au "biodégradable") ;

2. L'article qui se décompose n'est plus. Sa vie vient de finir là. Je pense qu'il est important de donner à chaque article la plus logue vie possible. C’est pourquoi, par exemple, lors des formations sur le compostage, nous recommandons aux gens d’utiliser, s’ils n’ont pas de feuilles mortes ou de paille, du papier journal comme matière brune au lieu de papier blanc (qui lui peut avoir encore quelques vies via le recyclage). Le papier journal est quant à lui en fin de vie.


3.    3. Les plastiques "biodégradables", la plupart du temps, ont la propriété de se "morceler", et non de se décomposer. Ils ne sont pas sans danger pour l'environnement étant donné qu'on leur a souvent ajouté des produits chimiques pour qu'ils arrivent à se défaire. Quant au "bioplastique", qui serait fait de maïs, je doute fort que ce soit possible de faire des sacs, des verres  (transparents !) ou des ustensiles uniquement avec de la matière organique, sans produits chimiques.

4. L’invention des plastiques « compostables » n’est pas si bonne puisqu’ils ne peuvent pas être envoyés au recyclage (les gens le font quand même). Leur plastique pourrait "contaminer" celui qu’on veut réutiliser dans le "vrai" recyclage. Ex : quand on fabrique un meuble ou un bac de plastique recyclé, ou des fibres de tissus, on ne souhaite pas qu'ils se décomposent !!!

Pour conclure, il n'y a aucune réponse bonne pour "tout", qui nous éviterait la responsabilité de réfléchir à nos choix.

Même la biométhanisation n'est pas une solution idéale pour tout ! Ex : mes pelures et découpes de fruits et légumes, résidus de jardin, feuilles d'arbres, je ne veux pas les envoyer à l'éventuelle collecte de compostage de ma municipalité pour qu'ils servent à produire du méthane qui servira à me chauffer, par exemple, puisque ces matières organiques peuvent enrichir la terre sur mon terrain !!! Par contre, j'enverrai avec plaisir ce que je ne peux pas mettre dans mon composteur domestique !

jeudi 24 novembre 2011

Plusieurs de mes amis me demandent des nouvelles de mon nouveau travail. Sans doute que plusieurs se demandent ce que ça mange en hiver, ça, la RHA ? ;0)

Hé bien voilà. La Reconstruction Harmonieuse de l'Agriculture est un organisme sans but lucratif qui a pour mission de :  
« Proclamer et promouvoir une agriculture et un mode de vie qui s’harmonisent avec l’équilibre écologique dans son ensemble tout en respectant l’environnement »
 Les premiers projets de la RHA ont porté surtout sur l'agriculture biologique et la permaculture.

Moi j'en ai entendu parler l'an passé via l'Écomarché où on avait déposé des petits pamphlets du projet "Paysages Comestibles : objectif : gazon zéro" (cliquez l'onglet "Réalisations / Projets en cours" à gauche sur le site). J'ai tout de suite été séduite par l'idée !

Actuellement, le projet de la RHA pour lequel je travaille c'est l'implantation du compostage dans les écoles et les organismes communautaires de la Montérégie, du Centre du Québec et de l'Estrie. "Opération Compost" est le quatrième projet lié au compostage pour la RHA. Cette fois-ci, la RHA accompagne les partenaires pendant presque deux ans dans leur démarche. Nous leur fournissons tout le matériel nécessaire à la bonne marche de leur projet de compostage. Chaque site recevra notre visite au moins quatre fois, ou plus si nécessaire :
  1. Rencontre d'information générale et de signature de l'entente ;
  2. Formation des membres du "comité compost" de l'école ou de l'organisme (jeunes et/ou adultes qui s'occuperont de la bonne marche du compostage) ;
  3. Installation d'un grand composteur à 3 sections en cèdre ;
  4. Retournement printanier.
L'objectif ultime du projet actuel est de détourner 23 tonnes (pour les 30 sites implantés. Cela correspond à une moyenne de 0.75 tonne par école ou organisme) de matière organique du dépotoir. Pour connaître la progression, chaque site reçoit en même temps que son composteur une balance et des tableau mensuel pour compiler les pesées.

En les accompagnant pendant plus d'un an, on s'assure de la pérennité du compostage dans le milieu. En effet, il est arrivé dans le passé que la 2è année, les personnes qui avaient implanté le projet n'étaient plus sur place (ex : élèves de 6è années maintenant au secondaire, professeurs affectés à une autre école, etc.) et personne ne prenait la relève, ou encore, l'école ou l'organisme avaient rencontré des difficultés qui les avaient découragés.

Mes tâches ? Elles sont diversifiées et j'adore ça !

La semaine dernière, j'ai travaillé sur le bulletin de liaison de décembre. Rempli d'informations, de petites anecdotes et d'encouragements, il permet aux partenaires de constater à combien de tonnes de matière organique nous en sommes rendus, obtenir des trucs et de réfléchir sur l'environnement en général. Il y en a quelques uns sur le site internet, ça vous donne une petite idée. Il y en a dans l'onglet "Bulletins" mais aussi dans la sections "Projets en cours". Le site n'est pas à jour, j'aimerais bien pendant les mois plus tranquilles qu'on s'en occupe ! ;0)

Je vais aussi dans les écoles avec ma supérieure pour rencontrer les gens. Vu l'approche de l'hiver, nous avons inversons actuellement les étapes 2 et 3 du processus. Composteur d'abord, formation ensuite. Cette semaine nous avons été surtout sur la route pour aller installer les composteurs.Nous en avons fait 5 hier et aujourd'hui, nous en ferons 5 autres la semaine prochaine.

J'ai fait aussi des téléphones dans les restaurants pour récupérer des seaux qui ont contenu des aliments et qui ne servent plus. Nous pourrons les remettre aux partenaires pour qu'ils puissent avoir une "poubelle" à compost dans chaque local.

Je planifie aussi les formations avec les écoles. J'ai hâte de revoir les jeunes, ils ont tellement bien travaillé pour le montage des composteurs !

Les journées passent vite, je me sens vraiment bien à mon nouveau travail ! :0)

jeudi 17 novembre 2011

Saviez-vous que, concernant les feuilles d'érables atteints de la tache goudronneuse...

... l'on peut mettre ces feuilles d'érables au compost même si elles sont porteuses de ce champignon ? Comme il n'attaque que les érables, la seule précaution à prendre sera de ne pas mettre de ce compost au pied des érables sains.

Comme me l'a dit ma supérieure, si on ne les utilise pas on va finir par manquer de feuilles pour ajouter de la matière carbonée au compost !

mardi 15 novembre 2011

Je travaille pour la RHA !

Ne me cherchez pas, j'ai commencé aujourd'hui à travailler pour la RHA, la Reconstruction Harmonieuse de l'Agriculture, sur le projet ComposTerre.



Je risque d'écrire souvent sur le compostage dans la prochaine année ! ;0)

Nous sommes dans les mêmes locaux que Nature-Action (la RHA bénéficie aussi d'autres de leurs ressources, intéressant !), je côtoie donc plusieurs de leurs employés. Je me sens privilégiée ! :0)

lundi 7 novembre 2011

La compagnie de recyclage de papier et carton Cascades a développé toute une gamme de produits, qui sont, soit dit en passant, disponibles sur le site de sa boutique virtuelle.

Personnellement, étant une bricoleuse de nature, je ne trouve pas pertinent de payer pour des trucs comme les maisons en carton pour enfants ou animaux. Je préfère de loin les fabriquer avec mes enfants, ce qui m'apparaît plus créatif.

Quand à la glacière, elle est une bonne alternative aux glacières de styromousse, mais selon moi il est préférable d'aller vers une solution plus durable. Une glacière de qualité peut durer plusieurs dizaines d'années si ce n'est pas quelques siècles ! ;0)

Par contre, lorsque je j'ai vu leurs meubles de jardin en plastique recyclé, ils sont solides, durables, beaux. Ils m'ont conquis !



 
J'ai eu également un petit coup de coeur pour leurs cônes à rosiers, dont le carton peut être de nouveau recyclé après la saison froide. Une très bonne idée !

vendredi 4 novembre 2011

Saviez-vous que nous sommes en plein cœur de l'événement annuel  "Journées québécoises de la solidarité internationale" ? Vous trouverez ici plus d'informations.

L'aide internationale, c'est essentiel. Primordial.

Parce que peu importe où on se trouve sur la planète, nous sommes tous humains, et comme humains, nous avons les mêmes besoins et les même droits. Boire, manger, se vêtir, avoir un toit... ça vous dit quelque chose ? Hé bien réveillons-nous, il y en a qui peinent à avoir de l'eau potable quotidiennement. Oui, en 2011. Comment peut-on rester insensible ?

En Amérique du Nord, on est drôlement gâtés. Et on est drôlement "gâtant". Pas dans le sens qu'on est généreux, non, même si on l'est, parfois, un peu. Dans le sens qu'on cause des dommages à notre planète et aux pays dits "émergents" en les surexploitant.

Puisque ce n'est pas donné à tous, ni souhaitable, dans le fond, d'aller donner un coup de pouce sur place, donnons aux organisme d'aide internationale les moyens d'aider. Reconnaissons les actions entreprises localement, encourageons-les, soutenons-les.

Et passez le mot !

jeudi 3 novembre 2011

Aujourd'hui, j'ai passé une entrevue pour un poste en environnement. Je n'en ai eu la confirmation que ce matin, et j'avais une petite animation à préparer. Très bon test pour le travail sous pression ! :0)

Je n'en connais pas encore l'issue, mais je souhaitais vous dire que j'ADORE passer des entrevues pour des postes en environnement. C'est tellement stimulant ! Voilà là la preuve que ça me passionne ! :0)))

mercredi 26 octobre 2011

Des questions sur la dégradation de l'environnement

J'ai été approchée par une étudiante en 5è secondaire au programme international de l'École secondaire Saint-Joseph de St-Hyacinthe qui avait des questions à poser sur l'environnement. Avec sa permission, je vous recopie ici ses questions et mes réponses.

(Questions par Maude Lambert, réponses par Renée-Claude Nadeau)

1. Quel élément est le plus touché (eau, air, terre) ? 
C’est difficile à cerner de façon bien précise puisque tous les éléments sont inter-reliés :  
  • les polluants atmosphériques se mêlent à la pluie qui tombe dans les cours d’eau et sur la terre ; 
  • les polluants dans le sol se mêlent à la nappe phréatique (poches d’eau souterraine) et aux cours d’eau par ruissellement de la pluie, s’évapore par la suite et crée de la pollution atmosphérique.
2. Qui sont les plus touchés par la détérioration de l'environnement (humain, animaux, végétaux,...) et pourquoi ?
Nous sommes tous touchés par la détérioration de l’environnement. On n’a qu’à observer la chaine alimentaire par exemple. Animaux comme humains consommons des végétaux qui ont poussé en présence de polluants.

Ceux qui consomment de la viande absorbent non seulement les polluants absorbés par ces animaux mais aussi par les végétaux que ces derniers ont mangés.

Plusieurs espèces végétales et animales disparaissent chaque année. La pollution n’est peut-être pas la seule fautive, mais la principale, j’en suis persuadée, directement (polluants) ou indirectement (réchauffement de la planète résultant de l’amincissement de la couche d’ozone).

Même lorsque nous consommons des aliments de culture biologique, ils ne peuvent pas être complètement à l’abri de polluants étant donné la pollution présente dans l’air et de la pluie.
 3.       Quels sont les plus gros pollueurs (voitures, usine, ...) et pourquoi ?
Le plus gros pollueur est… l’être humain !

Chaque « geste » a son impact, et le moindre geste, quand il est multiplié par des milliers, des millions, des milliards de personnes qui le posent, peut devenir aussi (sinon plus) polluant que la pire des usines.

Le transport des personnes, mais aussi des denrées, est un des polluants les plus préoccupants, à mon avis. Avions, trains, bateaux, camions, voitures, fonctionnent pour la plupart à partir de carburant, libérant une quantité importante de gaz carbonique et autres polluants dans l’air.

D’où l’importance, d’après moi, de revenir vers la production et l’achat de biens de consommation produits localement.

Moins connus, pourtant de plus en plus présents de par la popularité des ordinateurs et autres gadgets électroniques,  les « cyberdéchets » sont aussi très inquiétants car peu de gens s’en départissent de façon sécuritaire. Or, les « vieux » (souvent pas si vieux !) ordis et autres appareils électroniques (téléphones sans fil, lecteur MP3, télécommandes, etc.) contiennent des matières toxiques (plomb, cadmium, béryllium, arsenic, mercure, etc.) qui se retrouvent dans la terre puis la nappe phréatique s’ils sont envoyés au dépotoir.
4.       Qu'est qui est le plus alarmant dans la dégradation de l'environnement ?
L’attitude des humains, qui ne prennent pas au sérieux l’impact de chacun de leurs gestes…

Les gens en général semblent se sentir si peu concernés, comme s’ils étaient persuadés qu’ils ne pouvaient rien faire. Ou encore ils ne se sentent pas responsables, individuellement, du sort de la planète. Ou disent qu’ils en font assez, alors qu’ils ne font que du recyclage.

Comme écolo, c’est quelque peu décourageant !

La manie des humains de remplacer le vert par du béton et de l’asphalte… Il me semble qu’il y aurait moyen d’inclure la nature dans nos constructions urbaines.
 5. Que faut-il mettre en évidence pour faire réagir les gens ?
Ce n’est tellement pas évident ! Le ton souvent alarmiste des écologistes les fait passer pour des extrémistes qui paniquent pour rien, et pourtant, il y a effectivement lieu de s’alarmer.

Il faut informer, sensibiliser, éduquer. Encore faut-il que les interlocuteurs démontrent un minimum d’ouverture, soient prêts à recevoir cette information.
Personnellement, je crois qu’il faut insister sur le « local », car je trouve absurde que l’on importe (à grands coups de CO2)  des produits que l’on produit ici. Ce n’est pas juste une question de pollution mais aussi d’économie locale et sociale : chacun mérite un salaire décent pour son travail.
En effet, la raison pour laquelle les supermarchés achètent d’ailleurs est souvent que le producteur « étranger » offre son produit meilleur marché que le producteur local. Cette façon de fonctionner encourage entre autre la monoculture, qui est très dommageable pour l’environnement. Et qui dit meilleur marché dit « employés avec des conditions déplorables ». Je suis de plus en plus convaincue des vertus du commerce équitable.
6.       Qu'est que la majorité des personnes ne savent pas (des informations moins connues pas le public) ?
L’information est disponible pour qui s’y intéresse. Malheureusement, la majorité des gens n’est pas prête à la recevoir. Les gens ne se questionnent tout simplement pas avant d’acheter, de se déplacer, etc.
 7.       Est-ce que vous avez des phrases chocs ou des titres de livres qui en contiennent et qui pourraient être intégrées à mon produit ?
Sur mon blogue écolo (que je n’alimente pas aussi souvent que je voudrais), mon slogan est « parce qu’il faut agir. Maintenant ! »

J’ai choisi cette phrase car chaque geste quotidien compte. Et qu’il ne faut pas attendre à demain pour agir et augmenter nos gestes à portée environnementale.

J’ai commencé en ne faisant que du recyclage et en faisant attention pour ne pas gaspiller l’eau. Aujourd’hui, je fais tous les gestes cités dans la colonne de droite sur mon blogue. Et même plus !

Autre élément qui pourrait t’être utile : j’ai  mis également dans la colonne de droite une liste de blogues et de sites « verts ».
 8. Avez-vous des statistiques pertinentes sur l'état de l'environnement ?

J’ai aussi trouvé ceci sur le site d’Équiterre à propos des véhicules au Québec : http://equiterre.org/sites/fichiers/NormesTeneurCarboneCarburants-2009.pdf. À la p. 25, un tableau comparant la valeur en carbone du  « puits aux roues ».
 9.       Y a-t-il d'autres informations pertinentes à mon projet que vous pourriez me transmettre ?
 Tellement ! :0)
Entre autres : la qualité de l’air, c’est important. Avec les années j’ai développé de l’asthme et je sais que c’est très lié à la présence de pollution. Il y a des villes dans le monde que je ne pourrais visiter car trop polluées. Voici un lien pour les villes les plus polluées : http://www.planet.fr/print/les-villes-plus-polluees-du-monde.18797.html
La qualité de l’eau aussi est préoccupante : http://video.fr.ca.msn.com/watch/video/le-riachuelo-un-des-cours-deau-les-plus-pollues-de-la-planete/16c9vqfms. Il serait facile de penser que c’est la faute des gouvernements locaux, mais je crois que comme consommateur le fait d’acheter nos fournitures qui ont été fabriquées là-bas (ou tout autre pays en développement), alors qu’ils n’ont pas les installations sanitaires adéquates, n’est pas très responsable non plus…
Je pourrais écrire encore longtemps longtemps… :0)
J’espère t’avoir donné quelques pistes de réflexion !
Et vous chers lecteurs... ai-je alimenté votre réflexion ? Auriez-vous des choses à ajouter pour Maude ?

vendredi 30 septembre 2011

Une belle idée ! Et c'est du recyclage !

Deux tristes décès dans le monde de l'environnement cette semaine :

Défenderesse des droits des femmes et de l'environnement, l'africaine Wangari Maathai est décédée à l'âge de 71 ans d'un cancer des ovaires.

Et, à l'âge de 99 ans, Pierre Dansereau. "Scientifique et humaniste, Pierre Dansereau est l'un des rares intellectuels contemporains à avoir harmonisé les sciences naturelles avec les sciences humaines".

Ces pertes me rappellent combien il est important "d'agir", et "maintenant". Et qu'il faut parfois forcer des portes pour le faire comprendre.

Il y a du travail. Allez, hop ! Inspirons nous de ces "grands" de l'environnement et mettons nous à la tâche !

lundi 12 septembre 2011

Alors voilà, ça y est, mon homme travaille à Montréal pour 6 mois avec possibilité de prolongation* ! Je suis vraiment contente, pour lui et pour notre famille, car enfin il aura un revenu régulier.

Voilà qui tombe trèèèèèèès bien puisque pour ma part, me voilà temporairement en chômage. Mon remplacement s'est terminé la semaine passée.

Aujourd'hui, je retravaille mon cv, tente de mettre plus de chances de mon côté. Comme je n'ai pas eu de demande d'entrevue depuis 2 ans, il doit y avoir quelque chose qui cloche de ce côté, malgré le fait que je l'avais déjà retravaillé en décembre dernier.

Il y a un article dans le dernier numéro de la revue Coup de pouce, "Les nouvelles règles de la recherche d'emploi". Il y a des éléments intéressants, je vais m'en inspirer.

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* Comme promis, il souhaite prendre le transport en commun, mais le mardi, puisqu'il a gardé un contrat sur le rive-sud en fin d'après-midi, il a besoin de se déplacer à un moment où le transport collectif est moins favorable. Ce matin, il n'est toutefois pas parti en autobus, il avait besoin de se rassurer sur le trajet pour demain. Ça n'ira donc qu'à mercredi. Je le surveille ! ;0)

samedi 3 septembre 2011

Influencer...

Mon mari est travailleur autonome depuis des années. Il a sa propre voiture (bien entendu une sous-comptacte très économe) afin de se déplacer là où il est appelé à travailler.

Il est souvent appelé à travailler à Montréal. Je ne sais pas comment il fait pour tolérer être dans le trafic au quotidien (personnellement je trouve cela très stressant, sans compter l'aspect polluant du geste), je ne suis personnellement pas d'accord avec cette pratique, mais bon, c'est son choix, je le respecte mais je lui rappelle de temps à autre les autres options qui existent ! ;0)

Il y a quelques mois, il a été question à un certain moment d'avoir un emploi salarié permanent alors je suis allée jeter un œil aux trajets de transport collectif existants et je lui ai communiqué le résultat de ma recherche. Malheureusement le projet ne s'est pas concrétisé (coupures de postes au lieu d'embauches...).

Mercredi prochain, mon chéri passe une entrevue pour une autre grosse boîte et il sait, pour connaître des gens qui travaillent sur place, qu'il a de bonnes chances d'être engagé.

Belle surprise, il m'a dit que s'il était engagé, il opterait pour le transport en commun. Je suis vraiment fière de mon homme ! Et de mon influence ! ;0)

mercredi 17 août 2011

Parlons un peu de moi... mon parcours professionnel

Formée au bacc. pour travailler en tant qu'"animatrice de vie spirituelle et d'engagement communautaire", j'ai toutefois fait un petit saut dans le domaine du loisir en travaillant l'été comme animatrice (monitrice) de camp de jour, terrain de jeux et camp de vacances. J'étais également animatrice scoute chez les Jeannettes.

Malgré cette formation universitaire, j'ai  rapidement bifurqué vers l'éducation en allant chercher une attestation en Technique d'éducation à l'enfance et en devenant, entre autres, éducatrice en milieu scolaire. Cette fois, j'ai été recrutée par une de mes anciennes profs de technique pour devenir chargée de cours, travail que j'ai effectué avec beaucoup de plaisir de septembre 2000 jusqu'en 2008.

Entre temps nous devenions, mon mari et moi, propriétaires de notre belle centenaire et notre vision de la rénovation s'est transformée pour moi en passion de la restauration !

En 2009, j'ai pris un temps d'arrêt pour, à l'approche de mes 40 ans, me questionner sur mon avenir. J'ai compris , à l'aide de ma conseillère en orientation, que j'avais ma place en éducation (on peut sortir la fille du milieu éducatif pas l'éducatrice de la fille !), mais que le désir de travailler en environnement était encore plus fort.

Je me suis donc inscrite au programme court de 2è cycle (maîtrise) en Éducation relative à l'environnement de la Chaire de recherche en Éducation relative à l'environnement située à l'UQAM. J'ai terminé mes cours en décembre dernier.

J'ai souhaité vous parler un peu de moi puisque, comme vous le savez, je me cherche actuellement un emploi. J'ai bien aimé cette dernière année passée à la Ville de Mont-Saint-Hilaire en tant que coordonnatrice aux activités événementielles où je remplaçais un congé de maternité, je crois même avoir un peu influencé "écologiquement" ce milieu, mais je souhaite dorénavant me consacrer à la protection de la planète.

Ce que je pourrais faire comme travail :
  • Écoconseillère
  • Agente de l'environnement
  • Animatrice auprès des tout-petits, des enfants, des ados et/ou des adultes
  • Formatrice, enseignante (ados et/ou adultes)
  • Chargée de projet environnemental
  • Conceptrice de matériel pédagogique  (petite enfance, primaire, secondaire, adulte !)
  • Conférencière
  • Chroniqueuse
  • Blogueuse professionnelle
  • Etc. !
Les sphères d'action en environnement qui m'intéressent sont variées :
  • valorisation, conservation et restauration des milieux naturels
  • gestion des matières résiduelles (les "3RV" : réduire, récupérer, recycler, valoriser (compostage))
  • consommation responsable
  • commerce équitable
  • agriculture biologique
  • lutte aux changements climatiques
  • produits écoénergétiques, durables versus biodégradables, etc.
Si vous connaissez quelqu'un qui cherche une personne dynamique et chaleureuse, passionnée pour sa planète, parlez-lui de Clo l'écolo. Parlez-lui de moi, Renée-Claude Nadeau !

Et... partagez !

    mardi 19 juillet 2011

    Psssst !

    Au fait, mon projet d'entreprise en "sauvetage" de maison est en réalité un "sideline"*. Je me cherche toujours un travail ! ;0)

    * Dans le sens d'activité secondaire.

    mardi 12 juillet 2011

    Un projet d'entreprise en recyclage... de maison !

    Il y a un petit moment que je mijote un projet d'entreprise qui viendrait à la rescousse du patrimoine québécois.

    C'est par ici !

    Évidemment, c'est embryonnaire... on pourra assister à toute ma démarche entrepreneuriale !

    dimanche 26 juin 2011

    Ma nouvelle amie écolo !

    Je me suis procuré une tondeuse à rouleau, ou manuelle, ou mécanique, vous savez celle qui n'a pas de moteur électrique à fil, à pile ou à essence ?

    J'ai acheté la Momentum de Fiskars. Les arguments de vente qui ont influencé mon achat sont :
    • pouvoir régler la hauteur de coupe de 1 à 4 pouces (2.5 à 10 cm)
    • les lames restent affutées plus longtemps
    • elle est silencieuse
    • elle coupe très près des bandes étant donné que le rouleau coupe à l'extérieur des roues-guides à l'avant
    Mes premières réflexion après une première utilisation, sur un gazon gorgé d'eau :

    Les "moins"...
    • Comme mes plates bandes sont toutes en courbes et bordées de grosses pierres, je vais tout de même avoir du coupe bordure...
    • Comme elle ne coupe pas lorsqu'on recule, il va nous falloir nous habituer à repasser de l'avant pour les petits bouts oubliés. Une question de temps!
    • Mon gazon est un joyeux mélange de gazon, trèfle et plein d'autres herbes dites "mauvaises". En clair, certaines herbes, qui poussent plus vite que les autres, ne se sont pas fait couper lors de mon passage, et même si je repassais. Sur un forum, j'ai lu qu'un usager passait une première fois avec une hauteur de coupe plus haute pour éliminer ces herbes et les ramener à la même hauteur que le reste. Pas bête. Pour ma part, ce n'était pas nécessaire, c'était quelques brins seulement alors je les ai arrachés. Il faut dire que ça faisait 2 semaines que le gazon n'avait pas été tondu ! ;0)
    • malheureusement ça ne déchiquète pas le gazon comme ma tondeuse électrique le faisait (je pratique l'herbicyclage), mais si on n'attend pas trop longtemps entre les tontes, ça ne devrait pas être un problème.
    • J'aurais aimé bien la nettoyer après usage étant donné que mon gazon était mouillé, mais c'est un peu difficile avec toutes ces lames, particulièrement la lame fixe qui est plus cachée dans le mécanisme. Il me faudrait relire le guide de l'utilisateur pour voir ce qu'on recommande.
     Les "plus"...
    • Elle est vraiment très silencieuse !!! Habituée au bruit du rouleau de mes voisins, j'avais l'impression qu'elle ne coupait rien tellement c'était silencieux ! Mais quand j'arrivais dans l'herbe touffue, je voyais combien elle travaillait bien !
    • Elle est vraiment facile à pousser, même dans le gazon touffu et mouillé. Seul mon petit dernier, qui n'a pas encore 6 ans, avait un peu de difficulté à la faire avancer. Mais bon, on s'entend que ce n'est pas lui qui fera cette tâche, n'est-ce pas ?
    • On peut même en faire un exercice cardio, puisque plus on avance vite, plus la machine va vite (j'en ai même fait un exercice de muscu en rentrant les abdos !) ! :0)
    • La hauteur de coupe est très facilement réglable, la hauteur de la poignée également.
    • On peut aussi ajuster la distance entre le rouleau et la lame fixe, s'assurer qu'il n'y a pas de frottement mais que la distance soit assez étroite pour permettre une saine coupe du gazon.
    En résumé, je suis très fière de mon achat et les quelques dollars de plus investis en valent la peine !

    mardi 7 juin 2011

    À la recherche de l'emploi idéal !

    Mon remplacement termine bientôt et je me cherche donc un nouvel emploi pour septembre (ou avant !).

    Ce c'est pas évident car je ne suis pas une « spécialiste », une technicienne en ci ou une ingénieure en ça. La majorité des offres d'emploi demandent une spécialisation.

    Je suis plutôt du type multi-tâches, qui va avoir beaucoup de plaisir à travailler à la fois sur le terrain et dans un bureau, en solo et en équipe, manuellement et intellectuellement. Etc. !

    Je me verrais bien :
    • conseiller (verbalement ou par écrit), animer des ateliers, donner des formation, pour aider les gens et les entreprises à prendre le virage « vert » ; 
    • concevoir du matériel pédagogique (pour différents groupes d'âge) en lien avec les différents aspects de l'environnement et/ou faire la promotion de : la protection de la nature, la consommation responsable, la saine gestion des matières résiduelles, la lutte aux changements climatiques, les énergies "propres", etc. !
    • Planter des fleurs, plantes, construire des bacs de compost, des jardins sur les toits. J'adore jardiner et faire du "bricolage" !
    • Organiser des événements (éco-responsables) liés à l'un des aspects de environnement ;
    • Rédiger capsules, communiqués...
    À ceux qui me connaissent bien, que me verriez-vous faire ?

    N'hésitez pas à communiquer ma disponibilité à tout employeur potentiel dans le milieu de l'environnement. Et partagez !

    Merci du fond du coeur !

    p.s. Je suis de la rive-sud de Montréal donc je cherche en Montérégie ou sur l'île de Montréal. Et je m'engage à traverser les ponts en transport en commun. Ça va de soi ! :0)

    mercredi 27 avril 2011

    «L'éco-responsabiilité, par delà le green-washing», mon premier grain de sel !

    Ce qui ressort du texte dont j'ai mis le lien dans mon billet précédent, c'est que notre consommation actuelle dépasse ce que la terre peut nous fournir :
    « d’un point de vue écologique, l’humanité vit «à crédit». C’est-à-dire qu’elle consomme les ressources naturelles de la planète à un rythme qui ne leur permet plus de se renouveler. En 2010, nous avons consommé 50% plus de ressources que la Terre ne pouvait en fournir. Et avec la croissance démographique, ce «déficit écologique» pourrait atteindre les 100% au cours des prochaines décennies. En clair, nous consommerions alors, en ressources naturelles, l’équivalent de deux planètes Terre.»
    C'est alarmant, non ? Personnellement, je trouve extrêmement triste que la majorité des gens n'ait pas plus de vision d'avenir. Comme si on avait la pensée magique que tout va se régler tout seul, dans un futur plus ou moins rapproché...

    Les pays riches prônent leur mode de vie basé sur l'économie comme LA marche à suivre. Ainsi, des pays plus pauvres qui étaient auto-suffisants, se sont fait miroiter des conditions de vie "plus faciles" dans la monoculture, par exemple : le paysan qui cultivait de quoi nourrir sa famille s'est fait dire quelque chose comme : "cultive des bananes, tu feras beaucoup d'argent et avec cet argent tu t'achèteras tes légumes et ton riz!".

    Ce qu'on a oublié c'est que la monoculture exige énormément de la terre : elle l'appauvrit, nécessite engrais et pesticides (et on a alors recours au chimique qui est moins coûteux que le naturel, toujours dans le but de faire plus de sous), alors qu'auparavant la variété permettait entre autre une rotation des cultures.

    Les agriculteurs n'avaient pas la pression de produire toujours plus...


    La suite de ma réflexion bientôt !

    «L'éco-responsabilité, par delà le green-washing»

    Je vous donne le lien pour cet excellent article sur le site de science-presse. Pour une fois que scientifiques et écologistes sont d'accord ! ;0)

    J'y reviendrai sans doute, mais pour le moment, le temps me manque alors je vus suggère de suivre le lien ! :0)

    dimanche 3 avril 2011

    Nous voulons plus de poduits écolos !

    Un sondage dit que les canadiens veulent plus de produits écologiques disponibles sur le marché. Bonne nouvelle !

    samedi 2 avril 2011

    Un beau colis !

    Ce matin, je suis passée chercher au bureau de poste un colis, que m'annonçait un petit carton dans mon courrier.

    C'était une grande enveloppe de l'université.

    Qu'était-ce ?

    Mon bulletin et mon diplôme !

    Je suis donc une fière diplômée de l'UQAM en Éducation relative à l'environnement et j'ai obtenu les notes A-, A+ et A-. Je suis tellement émue !

    Et j'ai tellement hâte de mettre cette formation à profit...

    lundi 21 mars 2011

    Mes petits gestes au travail

    J'ai déjà été acheter des bacs de recyclage pour mettre dans nos bureaux à un ancien lieu de travail (on m'avait quand même remboursé l'achat). C'est si facile de ne pas se lever et de jeter des articles recyclables quand on a pas les installations à la portée de la main !

    À mon travail actuel, je suis quand même assez chanceuse, nos poubelles sont mixtes : déchets et recyclage. Je déplore que l'on ait pas accès au compost, pour contrer cela je rapporte la plupart du temps mes pelures de fruits à la maison !

    Mes petits gestes ici sont de :
    • Ne pas utiliser de tablettes de papier du commerce. J'accumule les copies ratées et autres documents inutiles (et ne contenant pas de données confidentielles) imprimé d'un seul côté et de temps à autres, je prends la tranche à papier et me fais des tablettes aux formats variés. Je passe les feuilles 8 1/2 x 11 dans le photocopieur (à la fonction pâle) pour m'imprimer un lignage. Je place ensuite les feuilles sur une tablette à pince et voilà mon «pad»pour me prendre des notes lors des réunions. À mon ancien travail, j'imprimais un modèle de petits rapports téléphoniques.
    • Utiliser les trombonnes et autres pinces à papier plutôt que les agrafes ou le papier collant. C'est réutilisable !
    • Avoir sa propre vaisselle. J'ai mon propre verre d'eau, ma tasse. Je n'utilise pas de vaisselle jetable.
    Ce sont les petits gestes quotidiens qui me viennent à l'esprit pour le moment.

    Et puisque je coordonne les événements, j'ai à coeur de :
    • choisir les fournisseurs les plus près possibles de la Ville pour laquelle je travaille.
    • sélectionner les activités qui engendrent le moins possible de gaspillage...
    D'ailleurs, connaissez-vous la norme sur les événements éco-responsables ? J'ai assisté à son lancement l'automne dernier.

    Je vous reviendrai sans doute avec des éléments pour rendre son boulot plus écolo !

    dimanche 20 mars 2011

    Un refroidisseur branché sur l'eau courante. Bonne idée !

    Vous vous souvenez de ce billet sur l'eau embouteillée ?

    Hé bien, à mon travail, j'ai remarqué que nos refroidisseurs d'eau n'ont pas de bidon de 18 litres, mais sont branchés à l'eau courante. Génial, non ?

    Je n'ai pas observé l'intérieur de la machine, mais il y a bel et bien un tout petit tuyau avec un petit "robinet"(comme pour les toilettes) qui apporte de l'eau au refroidisseur chaque fois que quelqu'un en prend.

    Un monsieur vient en faire le nettoyage de temps à autres.

    Ainsi, l'entreprise pour laquelle je travaille sauve des coûts : le coût des bouteilles et son livreur !

    Quand économie rime avec écologie, j'embarque ! :0)

    samedi 15 janvier 2011

    "Acheter des aliments locaux et biologiques"

    Ce conseil du 8 janvier était suivi du paragraphe suivant : "Acheter des produits locaux réduit l'empreinte écologique grâce à la réduction des distances de transport. Acheter des produits biologiques permet de réduire la quantité de pesticides nocifs dans le sol."

    L'an passé à pareille date, "acheter local et biologique", ça sonnait vraiment bizarre dans mes oreilles. Ça sonnait "grano", c'était "les autres" qui faisaient ça, je me sentais peu interpelée. Puis il y a eu ce programme court en éducation relative à l'environnement, ces cours que j'ai suivis, ces lectures que j'ai faites, ces gens que j'ai côtoyés, ces travaux que j'ai faits.

    Ce conseil soulève au moins deux aspects de la protection de l'environnement :
    1. L'empreinte écologique... elle est bien décrite ici, je cite : "L’empreinte écologique d’un individu, d’une ville ou d’un pays, c’est la surface de terrain permettant de produire toute la nourriture et les fibres consommées, d’absorber les déchets provenant du transport et de la consommation, et de supporter les infrastructures (routes, bâtiments, maisons, centres d’achats, etc.)". Allez lire sur le site, ça vaut vraiment la peine.

    Pour réduire son empreinte écologique, il y a toutes sortes de moyens, entre autre de consommer des produits qui ont eu le moins de kilomètres possible à parcourir pour nous parvenir. Ce qui nous amène au concept d'"achat local".

    Ce dernier ne permet pas seulement de réduire les gaz à effet de serre, il permet de soutenir sa communauté, entre autre son économie.
    (ce petit test destinés aux enfants est amusant à faire et permet de mieux  connaître son empreinte écologique)
     2. L'agriculture biologique... est définie par Wikipédia définie comme "un système de production agricole basé sur le respect du vivant et des cycles naturels, qui gère de façon globale la production en favorisant l'agrosystème mais aussi la biodiversité, les activités biologiques des sols et les cycles biologiques. Pour atteindre ces objectifs, les agriculteurs biologiques s'interdisent (et excluent réglementairement) l'usage d’engrais chimiques de synthèse et des pesticides de synthèse, ainsi que d'organismes génétiquement modifiés."
    Depuis mon adhésion à l'ÉcoMarché de solidarité régionale, je bénéficie de ces deux caractéristiques puisque les producteurs sont sélectionnés en fonction de leur proximité et leurs pratiques environnementales. On peut y commander ce qu'on souhaite obtenir, contrairement à un panier bio qui est un peu plus contraignant, à mon avis.

    Pour le "reste", c'est-à-dire la balance de l'épicerie hebdomadaire à faire, car malheureusement, à l'ÉcoMarché je ne trouve pas tout ce que je trouverais à l'épicerie,  j'essaie d'acheter principalement des produits du Québec (ex : les légumes surgelés, je prends les Arctic Gardens car ils sont cultivés ici, et en Ontario, etc.). Quant aux produits frais et donc importés, j'essaie autant que possible les choisir biologiques et équitables, afin de m'assurer que les personnes qui ont cultivé mes fruits et légumes vivent dans des conditions plus humaines, tant au niveau de leur santé (exposition aux pesticides) que de leurs revenus.

    Ce billet m'aura permis (entre autres !) de découvrir le site de la Fédération des agriculteurs biologiques du Québec. J'en apprends tous les jours, j'aime ça !  ;0)

    Composter... même en hiver !

    J'ai un secret pour vous... Les vrais de vrais vous dirons que ça ne se fait pas, que lorsque la saison froide arrive, il faut cesser d'alimenter son composteur puisque le travail de décomposition est de beaucoup ralenti.

    Hé bien... moi j'avoue que je ne me casse pas la tête, nous mettons nos nos pelures de fruits et légumes, trognons et autres dans le compost, par dessus la neige !!!

    Au printemps, le tout dégèle et il y a de l'action dans ce tas de compost-là !

    Est-ce que mon compost est moins bon pour autant ? Aucune idée. Mes plates-bandes ne semblent pas s'en plaindre, ma poubelle non plus ! ;0)

    Le bicarbonate de soude comme récurant

    L'article de Wikipédia à son propos m'a appris d'autres usages du bicarbonate que je ne connaissais pas encore. Comme le fait qu'il "bloque le développement des allergènes d'acariens". Excellente nouvelle pour l'allergique que je suis ! :0)

    Le bicarbonate, mélangé à une substance grasse, devient du savon. Pas étonnant qu'il soit aussi efficace pour dégraisser les chaudrons, la cuisinière et même le four ! Sa texture est légèrement abrasive ce qui permet de nettoyer sans abîmer les surfaces.

    À la maison, nous utilisons un saupoudreur à piment fort que nous rangeons sous l'évier avec les autres accessoires d'entretien :
    Le bicarbonate de soude... un simple produit qui fait partie du quotidien de tous, mais qui est bien loin d'être utilisé à sa pleine capacité ! Si peu coûteux en plus...


    (J'ai pris l'image du saupoudreur ici)

    Boire l'eau du robinet au lieu de l'eau embouteillée

    Ce conseil touche deux aspects de la protection de la planète :
    1. Conserver les réserves d'eau souterraines...
    2. Réduire la consommation de plastique
    L'eau de source embouteillée provient souvent d'une source naturelle souterraine et est pompée pour être mise en bouteille. Lorsqu'on a à portée de robinet une eau d'aussi bonne qualité, gratuitement de surcroît, acheter de l'eau embouteillée c'est non seulement coûteux, mais c'est aussi épuiser une ressource non renouvelable. Sans compter que l'achat d'eau embouteillée augmente les gaz à effet de serre. puisque les bouteilles d'eau sont déplacées sur des centaines, voire des milliers de kilomètres avant de parvenir sur nos tablettes.

    À mon humble avis, on doit préserver le plus possible les sources d'eau potable car en cas de désastre, de contamination des sources d'eau en surface, celle enfouie pourrait peut-être nous sauver la vie. Sans vouloir être prophète de malheur, je "prêche" simplement la prudence.

    Le plastique utilisé pour ces bouteilles doit être d'abord fabriqué, ensuite recyclé pour en fabriquer de nouvelles (du moins je l'espère, puisque la bouteille jetée à la poubelle aboutira au dépotoir et y mettra entre 500 et 100 ans à se décomposer...), ce qui, comme vous vous en doutez, pollue. Oui oui, même le recyclage ! Pourquoi pensez-vous que l'on dit que le meilleur rebut est celui qu'on ne produit pas ?

    Pour faire sa part  côté eau embouteillée, voici ce que je propose :
    • Utiliser une gourde de qualité, que l'on lavera et rincera soigneusement (pour cela, choisir un goulot large. Cette caractéristique vous permettra également de mettre des glaçons dans la gourde lorsque vous le désirez) à chaque remplissage.
    • Utiliser l'eau du robinet. À la maison, nous avons un refroidisseur d'eau, alors nous remplissons le bidon avec l'eau du robinet. Le lendemain du remplissage, le chlore s'est évaporé et l'eau est froide, alors elle est excellente au goût. Pour nettoyer l'intérieur du bidon, je fais comme avec le "biberon" de notre cochon d'inde : on met dedans du gros sel avec un petit peu d'eau, et on secoue vigoureusement pour que le sel frotte contre la paroi. Ensuite on rince, et nous voilà prêt pour un nouveau remplissage. Pour ceux qui trouvent que le bidon de 18 litres est trop lourd pour votre utilisation, vous n'avez qu'à le remplir partiellement.
    On peut aussi mettre simplement un pichet d'eau au frigo. Puisqu'il travaille déjà pour refroidir le reste de vos réserves, cette option est plus écoénergétique que le refroidisseur d'eau !

    Si votre eau du robinet conserve un goût désagréable même refroidie, il existe sur le marché des cartouches filtrantes. Prenez  toutefois l'habitude de les changer régulièrement pour éviter la prolifération des bactéries.
    Si on doit absolument utiliser de l'eau embouteillée, choisir :
    • une eau filtrée plutôt que de l'eau de source
    • l'eau la plus "locale" possible (pas d'eau importée)
    • une grande bouteille ou un bidon plutôt que plein de petites
    • et... ne pas oublier de recycler les bouteilles !

    jeudi 6 janvier 2011

    Le comble du ridicule...

    Vu dans une circulaire d'articles de bureau :

     
    " Pochette protectrice biodégradable : Polypropylène. 3 perforations. Qualité archive, sans acide. Format lettre."

    Biodégradable ?  Et qu'arrive-t-il des documents qu'elles sont sensées protéger ???

    mardi 4 janvier 2011

    Repriser les vêtements au lieu de s'en débarrasser...

    Le conseil du jour vise aujourd'hui à réduire la consommation de vêtements en les réparant au lieu de s'en départir.

    Ouf... pour une maman qui travaille à l'extérieur de la maison, ce n'est pas évident de consacrer du temps pour le faire ! Et pour les vêtements des mousses, ils passent tant de temps dans le panier de raccommodage qu'ils ont le temps de ne plus faire aux enfants... Impression de déjà vu ? ;0)

    On suggère de le faire faire par d'autres si on n'a pas soi-même le temps de le faire.

    J'ai souvent vu la maman de mes nièces apporter une pile de raccommodage à ma mère, douée pour la couture (une excellente courtepointière comme j'en parlais ici)! C'est certain que ma mère trouvait que ça n'avait pas de sens de donner ou jeter ces vêtements alors qu'ils étaient réparables... Mais quel travail minutieux ! J'ai moi-même reprisé beaucoup de chaussettes pour l'aider lorsque j'habitais toujours la maison familiale alors je peux comprendre que parfois, elle trouvait ça moins motivant que de faire de la création !

    Alors voici mes conseils concernant les vêtements :
    • pensez à acheter des vêtements de qualité qui ne briseront pas au moindre frottement (je progresse peu à peu à ce niveau. Acheter moins et mieux) ;
    • utilisez un savon à lessive doux (sans phosphates !) et ne dépassez pas les quantités recommandées ;
    • lavez à l'eau froide et limitez l'usage de la sécheuse à linge ; ;0)
    • reprisez les vêtements à mesure qu'ils se brisent (un défi, pour ma part...) ;
    • Si vous devez le faire faire par quelqu'un d'autre, rémunérez-le équitablement. Oui, dans certains cas, ça vous coûtera plus cher que d'en acheter un neuf, sauf que vous aurez contribué à réduire les ordures ou préférablement, le recyclage de tissus (ça coûte cher et ça pollue aussi, recycler, même si c'est mieux que jeter... l'idéal c'est de réduire) et à donner du travail à une personne qui a la passion... de faire du neuf avec du vieux !

    lundi 3 janvier 2011

    Laver à l'eau froide...

    Le conseil du jour suggère de faire la lessive à l'eau froide.

    Je suis toujours étonnée de lire cela. Est-ce qu'il y a encore des gens qui font leur lessive systématiquement à l'eau chaude ou tiède ? Au Québec du moins ? (Ça semble très répandu en France sur les blogs et les forums !)

    Ce conseil m'agace du fait qu'il incite sans doute les gens à utiliser des savons plus forts pour compenser le fait de laver à l'eau froide (je garderai encore longtemps cette pub en mémoire...). Ou encore (ou avec...) de l'eau de javel !!!

    Aujourd'hui justement, je m'obstinais auprès d'un collègue pour lui faire comprendre qu'on ne devrait jamais utiliser l'eau de javel dans la lessive, car c'est mauvais pour la planète. Il m'a répondu très surpris que c'était bon puisqu'on en mettait dans nos piscines (le chlore) et que ça tuait les microbes... Ouch...

    Pour savoir pourquoi on ne devrait pas utiliser de javel, on peut lire cette affichette fort bien faite ! Mon argument supplémentaire est que le chlore précipite l'usure des tissus. 

    Je dois avouer que pour ma part, il m'arrivait d'utiliser l'eau chaude lorsque l'un de mes enfants utilisait des couches lavables. Sans cela, il restait une odeur désagréable dans la fibre des couches. Entre faire une couple de brassées par semaine à l'eau chaude pendant 2 ou 3 ans ou envoyer au dépotoir  environ 5000 couches (par enfant !) qui mettront 500 ans à se décomposer, le choix m'était facile (à noter :  je ne suis pas une "pure et dure", j'ai eu des phases où j'ai utilisé des jetables aussi...).

    De plus, il m'arrive d'utiliser l'eau tiède pour détacher une brassée de vêtements de couleurs pâles constituée principalement de sous-vêtements et de chaussettes. Pour détacher les vêtements, à mon eau tiède j'ajoute habituellement, en plus de mon détersif sans phosphate, un détachant à l'oxygène également sans phosphate comme celui-ci.

    J'évalue actuellement mon nombre de brassées à l'eau tiède à environ 3.5 par mois. En compensation pour l'énergie utilisée, je termine souvent le séchage d'une brassée à l'air (j'étends à l'extérieur dès qu'il fait au delà de 15 degrés celsius, parfois même moins), je programme mes thermostats pour qu'ils ne maintiennent la température qu'à 17oC la nuit ou lorsque nous sommes absents, j'utilise des ampoules fluocompactes et quoi d'autre encore ?

    Tout est une question de gros bon sens, n'est-ce pas ?

    dimanche 2 janvier 2011

    La réflexion écolo du jour (inspirée de "Conseils écolos - calendrier éphéméride 2011")

    Le calendrier éphéméride n'est pas ma création mais un cadeau que ma maman m'a offert hier. C'est fait par cette compagnie, elle l'a trouvé dans un magasin du dollar et a tout de suite pensé à moi ! (Je ne sais pas pourquoi ? ;0) )

    Ça m'a donné le goût de m'en inspirer pour vous pondre un petit billet quotidien (je ne peux pas faire ça, ça ressemblerait trop à "un truc par jour" et je crains de ne pas y arriver... donc :) de temps à autres ! Sans vous transmettre littéralement le conseil du jour qui serait en quelque sorte du plagiat, j'aimerais plutôt vous partager ma réflexion sur le conseil du jour.

    Et ça commence drôlement bien, par un sujet qui me tient tellement à cœur depuis le tout début de ma formation en éducation relative à l'environnement ! Alors je plonge !

    Le conseil de ce 2 janvier suggère de faire de l'exercice à l'extérieur, dans le but de "renouer avec les bienfaits de la nature".

    Provenant du milieu de la petite enfance, donc bien au fait de la "théorie de l'attachement", j'ai fait dans mes travaux universitaires une analogie entre l'attachement que peut développer l'enfant avec la personne qui en prend soin et l'attachement que nous pouvons développer avec la nature.

    En effet, j'ai compris que ma sensibilité à la nature et l'environnement puisait sa source dans le fait que j'ai été beaucoup en contact avec "le plein-air". J'ai grandi dans un petit village de campagne, avec pour voisin arrière un champ non cultivé traversé d'un petit ruisseau (ce devait être un fossé mais c'est un peu moins poétique vu comme tel, n'est-ce pas ?) où nous chassions grenouilles et "ménés" et où nous allions skier en hiver. J'ai été élevé dans une famille qui "jouait" beaucoup dehors, fait partie des scouts quelques années et animé les jeunes de différents styles de camp durant mes premiers étés de jeune adulte.

    Je suis donc convaincue qu'à l'image du jeune enfant qui s'attache à l'adulte l'adulte qui prend soin de lui, j'ai développé un lien d'attachement fort avec la nature.

    C'est pourquoi dans mes interventions écologiques je suis animée par le désir d'amener les gens dehors, à la rencontre de leur environnement !

    Alors... allez donc jouer dehors ! :D